Un nouveau Maire porteur de changement:
Quel superbe retournement de situation pour cet audonien de souche qui n'a jamais renoncé à combattre en faveur de l'intérêt collectif et contre les intérêts occultes de réseaux d'influences prédateurs aux multiples visages.

William Delannoy avait été victime de tant de machinations politiques, venant pour la plupart de son propre camp et impliquant d'étranges acteurs aux desseins souvent inavouables.
Une campagne efficace, vigilante pour faire tomber les masques:
C'est une campagne de proximité et de vérité qui a rendu la victoire possible, mais c'est aussi la neutralisation précoce des agents de déstabilisation habituels, et la mise à nu de dispositifs jusqu'alors déployés dans l'ombre par des officines spécialistes de la "magouille" politique.
C'est ainsi qu'un individu, Driss Aït-Youssef, agissant en sous-marin pour le compte de Charles Pasqua avait permis, lors des municipales de 2008 et grâce à une machination tacticienne de barrer la route à William Delannoy. Pour satisfaire des intérêts occultes dans un contexte incertain, il fallait assurer coûte que coûte la victoire du maire communiste sortant, Jacqueline Rouillon.
Cette manœuvre s'était avérée payante car Jacqueline Rouillon fut élue de justesse et de manière inespérée avec 50,3% des suffrages dans un climat d'abstention massif. Des citoyens pleins d'espoir et avides de changement avaient été trompés sans scrupules; ils avaient été trop crédules.
Un homme averti en vaut deux:
En avril 2013, il était question de remettre le couvert; de nouvelles manœuvres similaires à celles de 2007 étaient en préparation pour soutenir et faire réélire l'équipe sortante au détriment du véritable candidat du changement, William Delannoy. Les tacticiens de l'ombre s'activaient déjà.
Notre groupe de résistance citoyenne a alors décidé de dévoiler le rôle, les agissements et les états de service de Driss Aït-Youssef, mercenaire au service de Charles Pasqua directement concerné, qui bénéficiait déjà en 2007-2008 d'une logistique et de financements exceptionnels, dans le cadre de l'éphémère liste "Ensembles pour Saint-Ouen" (EPSO). Une association (n* de déclaration: W931004110) qui avait été créé spécialement par l'individu pour faire gagner les communistes. Il ne fallait pas que cela ne se reproduise.
L'information s'est très vite répandue auprès des internautes audoniens, qui l'ont largement relayée sur les réseaux sociaux. Ils étaient dorénavant sur leurs gardes. Grâce à une véritable mobilisation et à la vigilance citoyenne, le dispositif tactique que devait à nouveau piloter Driss Aït-Youssef n'a pu être mis en œuvre. Malgré son insistance, l'homme de Charles Pasqua a été contraint d'abandonner cette option vouée à un échec prévisible.
Le plan B de Driss Aït-Youssef:
C'est alors que Driss Aït-Youssef rejoindra pour la première fois au grand jour Jacqueline Rouillon, qui n'ayant plus grand chose à perdre lui attribuera une 8e place sur sa liste "Tous unis pour Saint-Ouen" déjà en perte de vitesse dans les sondages. Il faut reconnaître que Jacqueline Rouillon a toujours été loyale envers ses soutiens, quelles que soient leur couleur politique ou leur saveur business.
Ce jour là, les masques sont enfin tombés, confirmant sans aucune ambiguïté les révélations que nous faisions sur les relations contre-nature entre les réseaux de Charles Pasqua et les dirigeants communistes de Seine Saint-Denis.
La nouvelle tentative infructueuse de Driss Aït-Youssef:
Toujours égal à lui-même et dans toute sa suffisance, Driss Aït-Youssef se voyait déjà adjoint au maire de Saint-Ouen.
Mais Jacqueline Rouillon a été battue, et il devra se contenter d'un simple strapontin en qualité de conseiller municipal d'opposition. Dans l'attente de jours meilleurs peut-être, il est déjà dans la place à l'écoute...
Mais Jacqueline Rouillon a été battue, et il devra se contenter d'un simple strapontin en qualité de conseiller municipal d'opposition. Dans l'attente de jours meilleurs peut-être, il est déjà dans la place à l'écoute...
Étrange histoire que celle de ce sulfureux Driss Aït-Youssef, homme de confiance de Charles Pasqua et de son clan, au service de Jacqueline Rouillon, élue communiste de Seine Saint-Denis. N'est-ce pas?
Le Pôle Universitaire Léonard de Vinci, une fin tragique, mais pas pour tout le monde:
Pendant ce temps le Pôle Universitaire Léonard de Vinci est soumis comme nous l'annoncions à une sanglante restructuration avec des licenciements massifs, fragilisé par une préoccupante précarité financière aggravée par le retrait du Conseil Général des Hauts-de-Seine qui refuse dorénavant de financer ce naufrage, qui rappelle celui du Titanic dont les musiciens continuaient à jouer jusqu'aux derniers instants.
Pascal Brouaye, son président est toujours dans l'attente d'un repreneur hypothétique qui ne viendra plus, après le renoncement légitime du Groupe Lauréate qui lui aura préféré à juste titre le rachat de la très saine European Business School (EBS) durant l'été 2013. Les inscriptions de nouveaux étudiants se font de plus en plus rares face aux graves difficultés de l'établissement, les familles vont ailleurs, c'était prévisible.
Driss Aït-Youssef, communiste de circonstances, est toujours placé à la tête de l'Institut Léonard de Vinci dont l'avenir est très incertain. Il reste avant tout sous la protection des dirigeants du Pôle Universitaire Léonard de Vinci, Pascal Brouaye, et bien-sûr son mentor Charles Pasqua.
Selon les candidats et ex-étudiants, une part importante des programmes de l'Institut Leonard de Vinci (ILV) ne fonctionne pas. Leur exploitation ne va pas au delà de l'effet d'annonces en communication.
Le poste de Driss Aït-Youssef, très grassement rémunéré en remerciement de ses services, lui permet d'exister. Selon des sources officielles et publiées, l'homme perçoit plus de 7000 euros par mois, hors primes attribuées de façon discrétionnaire: quel beau salaire pour ce "Travailleur", communiste de circonstances. Le rouge lui va si bien!
L'ILV sera sans aucun doute vendu au plus offrant avant la fin de l'année 2014 pour renflouer les caisses. Il était pourtant censé dégager des revenus destinés au Pôle Universitaire Léonard de Vinci. Mais nous aurons l'occasion d'en reparler.
Des interrogations demeurent:
Quel est la signification réelle de l'engagement communiste de Driss Aït-Youssef? De l'opportunisme tout simplement? Nous pouvons légitiment nous poser la question, et particulièrement au moment où la transparence est réclamée par tant de français qui souffrent, face à l'adversité.
Tout le monde n'a pas la chance d'être protégé par Charles Pasqua, lui aussi toujours très loyal envers ceux qui ont déjà goutté le miel...
Samira Mbarek (Sociologue et journaliste)